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Ardéchoise 2009 - Le compte-rendu

biggrinLe succès et l'importance de l'événement, une rubrique spéciale est crée et n'attend plus que son secrétaire ...Eh oui, le voilà ! confused eek crycoolsmile tongue
Il est vrai que l'événement est de taille et d'importance. Il me faudra donc le disséquer en plusieurs parties, histoire de vous tenir en haleine et, comme les feuilletons de la télé, fidéliser le client pour qu'il revienne voir ou lire la suite. Encore faut-il que cela en vaille la peine et que le rédacteur soit, non seulement à la hauteur, mais encore qu'il sache intéresser ses lecteurs.
Es war einmal ! ou encore : Il était une fois, quatre joyeux hérons (Alain 1, Alain 2, François et Jacques) qui avaient prévu de participer, pour la troisième fois, à la grande fête de l'Ardéchoise. Comment ont ils pu débaucher 6 autres larrons aussi fous qu'eux, aussi inconscients qu'eux, ou tout simplement aussi amoureux du vélo et de la fête ? Deux voitures ont été nécessaires pour nous transporter. La première, avec six vélos bien arrimés et deux passagers (François et Jacques), la seconde avec les bagages et quatre passagers (Alains 1 et 2, Eric et Alain 3). (Eric est le fils d'Alain 2 et Alain 3 est son camarade. Tous deux viennent des Landes où ils travaillent). Toujours est il que nous voilà partis de Pernes, belle petite ville tranquille du Vaucluse. L'heure de départ ? Ne me la demandez pas, je n'en ai plus le souvenir car il nous est familier de partir aux aurores......Arrivés sans encombres à Mercurol, notre point de regroupement et notre étape de la nuit avant le grand jour, nous avons pris notre repas en plein air, non loin de l'hôtel...on ne sait jamais...C'est là que nous ont rejoints Gilles et Anthony, partis de Morzine tôt le matin, eux aussi. (Gilles est le fils d'Alain 1 et Anthony est son camarade. Anthony est d'origine australienne. Il se fait un devoir de parler français et le parle très correctement. Il est curieux de tout et pose les questions). Bien sûr, le rosé de Provence était l'invité vedette, chauvinisme oblige...Le repas terminé, nous avons pris possession de nos chambres et nous nous sommes dirigés vers Saint Félicien. De la Drôme, nous sommes passés dans l'Ardèche, avec le changement de relief très net. Il est vrai que le Rhône est une excellente frontière naturelle, la plaine d'un côté (Drôme) et les montagnes de l'autre (Ardèche). Mais, dès les sommets atteints, quelle vue ! Quel panorama ! Paysage valloné à l'envie, verdoyant et dont les couleurs variaient au gré du jeu de cache-cache du soleil. Jeu d'ombres et de lumières, adret, ubac. Toute une féérie que nous connaissions mais que nous avions plaisir à retrouver. A Saint Félicien, direction le gymnase pour récupérer notre matériel; dossards, numéros, puce électronique et autres publicités vélocipédiques. Nous avons aussi éprouvé beaucoup de plaisir à flâner dans le village des exposants. Que de merveilleuses machines ! Mais aussi que de tentations ! C'est alors que les deux derniers "fous" nous ont rejoints; David et Norbert. Le pauvre Norbert travaillait toute la matinée et ne pouvait être libre qu'à partir de midi...Ah ! les retraités ! Quelle belle vie ! ...
coolbiggrinmadcrybiggrinwink ! Eh oui, il me faut bien justifier de mes revenus astronomiques au service des Amistadiens...!!!winkeektonguecool
Hélas ! En relisant ma prose, je me suis aperçu (car dans "aperçu" on n'aperçoit qu'un "p"...cf école primaire...) que j'avais omis de signaler un fait remarquable mais non moins important : les deux "Alain" avaient leurs fils respectifs, mais MOI, j'avais mon gendre préféré...David, (mais comme il est mon seul gendre...).
Attaquons maintenant le véritable objet de nos attentes : j'ai nommé le départ de cette randonnée excitante qui devait, et qui nous a conduits de Saint Félicien aux Estables. Au menu de cette journée mémorable, 7 cols et non des moindres, et 145 kilomètres de route. Comme toujours, l'euphorie aidant, "nous sommes partis de bon matin avant le jour, nous sommes partis de bon matin avant le jour" (mais ces paroles d'une chanson ne seront comprises que par les brevetés Parachutistes...). Revenons à nos moutons, ou plus exactement à ce vendredi 19 Juin. Il est 5h30 du matin lorsque le coq chanta notre réveil. Arrivés sur les lieux du parc à voitures, un grand champ herbeux déjà bien occupé par de nombreux véhicules, il est alors 7h15. Nous avons eu un excellent et copieux petit déjeuner. La journée s'annonçait fraîche mais bonne, et notre humeur sonnait la joie d'en découdre, enfin ! Patatras ! Ne voilà-il pas qu'Eric cherche désespérément ses lunettes de soleil ? "Sans elles, je suis perdu, je ne peux pas rouler". Tout est retourné, revisité. Il a fallu une intervention particulière de St Antoine, il faut l'avouer, winkeeksmile pour que les lunettes retrouvent rapidement le chemin du nez de notre ami reporter Eric le Grand, Eric le Magnifique, Eric, le Prince de notre périple en Ardèche. Oui, honnêtement, Eric, grâce auquel vous lisez ces lignes dans ce site remarquable, a été notre photographe reporter pendant ces deux jours. Maintenant que le voilà encensé, je m'abstiendrai dorénavant de tout commentaire à son sujet...Tous ceux qui me connaissent,...un peu, ...sauront que je n'arriverai pas à tenir cette "promesse". Il faut que je parle, que je parle, tout cela parce que je suis tout simplement heureux, heureux de cette virée en Ardèche, oui, mais surtout heureux d'avoir été avec des Amis, des vrais. Il faut savoir que cette bande de joyeux hérons se retrouve avec plaisir et que nos comportements sont comparables à ceux de gamins de......12 ans ! (peut-être un peu moins, peut-être un peu plus, allez savoir !). DONC ! Comme je le disais plus haut, nous voilà enfin sur nos machines. 2 kilomètres nous séparent de la ligne de départ. 1 kilomètre en descente et 1 kilomètre en montée (faux plat montant dirait notre ami Jean-Marie que nous devrions retrouver le Samedi à Saint Martin de Valamas). Nous passons la ligne, enfin, et nous nous surprenons dans ce début de parcours en faux palt descendant, celui-là. Et puis les choses sérieuses commencent. Le col du Buisson, 920 m ! 11.5 kilomètres de montée, 400 mètres de dénivelée et une pente moyenne de 3.5%. Un pic est à noter à 7%. Puis suit le col des Nonières 671 m, sans transition avec ses 11.5 kilomètres de montée, ses 298 mètres de dénivelée et sa pente moyenne de 2.6% avec un pic à 5%. Jean-Marie nous dirait que c'est une excellente mise en jambe à condition de bien gérer notre effort. C'est d'ailleurs ce que nous avons fait. Grand bien nous a pris car, un homme averti en valant deux, nous savions que le col suivant, celui de Mézilhac, 1130 m, 22 kilomètres de montée, 700 m de dénivelée avec un pourcentage moyen de 3.2 et un pic à 6, était "THE COL"; Nous ignorions la réalité des cols qui lui succédaient, surtout celui de la Baricaude ! Mais de lui, nous en reparlerons plus loin. Mézilhac n'est maintenant plus qu'un lointain souvenir, mais quelle montée ! quelle énergie nécessaire dépensée pour en venir à bout ! Merci en tous les cas au club des jeunes quadragénaires qui ont fait route avec nous, qui nous ont attendus, qui nous ont encouragés et qui, par leur présence réconfortante nous ont permis d'aller jusqu'au bout, de nous surpasser. Oui, ce col de Mézilhac est long et pénible, même si le pourcentage de pente est relativement peu élevé. Mais quelle joie d'arriver en haut et de profiter de ces panoramas que seule l'Ardèche est capable de nous offrir au détour de chaque virage, à la sortie de chaque portion boisée (vraiment raffraîchissante et bienfaitrice), à chaque mouvement de terrain qui plonge dans une autre vallée. Nous pensions manger au sommet, mais trop de monde nous en a dissuadé. Nous nous sommes rabattus sur Antraigues, village qui pouvait nous accueillir pour le repas, et qui, comme l'aime bien Alain 1 se trouve juste avant la montée du col d'Aizac, 643 m, 3.5 kilomètres de montée, 226 m de dénivelée et une pente moyenne de 6.5 % avec un pic à 9 %. Heureusement, le repas a rechargé nos batteries. Mais au moment de payer ! Anthony, dit "kangourou" ou Mac Keewen, s'est aperçu (je ne répèterai pas ce que j'ai écrit plus haut à ce sujet...) qu'il avait perdu son argent : 150 euros. Complètement désappointé, perdu et très perturbé, nous avons cherché avec lui. Là encore une intervention particulière, à nouveau de Saint Antoine, winkeeksmile a permis de retrouver très vite cet argent perdu ! Et nous voilà repartis pour le...4 ième col de la journée. La pente à 9%, quel hasard ! se dessine juste au départ d'Antraigues ! Eh bien tant pis, il nous faut l'escalader sans broncher, ce que fait très bien Alain 1 depuis un certain temps. Ce que nous n'entendons pas, ce sont ses engueulades silencieuses contre lui-même pour se motiver à grimper, à grimper, encore et toujours. Une belle descente, récompense des grimpeurs, et une attaque du 5 ième col, celui de la Moucheyre, 856 m, 5.1 kilomètres de montée, 215 m de dénivelée et une pente moyenne de 4.2 % avec un pic à 6 %. Ce col ne nous a pas demandé d'effort particulier, sinon celui de pédaler pour constater notre progression. Le village de Burzet est passé. Il est l'annonciateur du fameux col de la Baricaude ! 1232 m, 13.4 kilomètres de montée, 732 m de dénivelée, avec une pente moyenne de 5.5 % et un pic à 10 % ! Celui-là ! on peut dire qu'il nous aura fait souffrir ! Lorsque je dis "nous", je parle évidemment des sexagénaires et non des jeunes quadragénaires. L'attente au sommet que certains d'entre-nous leur ont infligée a été le coup de grâce. Les crampes, imprévisibles et ô combien douloureuses, ont privé l'un d'entre-nous de l'ascension du dernier col, celui du Mont Gerbier de Jonc. Mais le malheureux a tout de même pu terminer le parcours, en vélo, et se rendre aux Estables, notre lieu de rassemblement pour le repas du soir et la nuit. Il était accompagné d'un dévoué copain qui n'a pas voulu le laisser tout seul. C'est la marque du club !
Mais avant d'en arriver là, il me faut vous conter notre arrivée, tranquille, laborieuse au sommet de ce col long et difficile. Une vaste étendue d'herbe jonchée de cadavres de cyclos, qui allongés, qui assis, qui dormant (ou fermant simplement les yeux). Nous étions très étonnés devant un tel spectacle. Nous aussi, nous avons mis pied à terre et nous avons profité de quelques moments de repos, bien mérité, je vous l'avoue. Mais tous les bons moments ont une fin. Nous voilà donc à nouveau en selle en direction du dernier col de la journée, le fameux, le mythique col du Mont Gerbier de Jonc, 1417 m, 2.5 kilomètres de montée, 177 m de dénivelée et une pente moyenne de 7.1 % avec un pic à 8 %. Vous pourrez constater que ce n'était pas la col le plus facile des 6 déjà avalés. L'horizon vers lequel nous nous dirigions n'était pas des plus rassurants. En effet, le vent et les gros nuages noirs chargés de pluie couvraient cet horizon ainsi que le col. Mais, quand faut y aller, faut y aller. Armés de notre courage et de notre envie d'arriver vite aux Estables, nous avons pédalé en faisant taire notre appréhension de cette averse qui, nous en étions convaincus, allait nous tomber dessus. Mais, oserai-je le dire, un ange veillait sur nous, et tous les Amistadiens le savent et le connaissent...Croyez-le ou non, de pluie, point du tout ! Mais du vent et du froid qui nous ont accompagnés jusqu'à notre dernier refuge ! Au sommet du Mont Gerbier de Jonc, je savais qu'une buvette nous attendait. Toiut le monde en a bien ri, mais je me suis précipité sur la tarte aux myrtilles, sur le tube de crème de marrons et sur les Mars. rassasié, nous avons repris la route sur ce qui devait être nue vraie "ballade" jusqu'aux Estables. Après renseignements pris, nous devions descendre et n'avoir qu'une simple "petite montée"...Non mais ! vous voulez rire ! de montée, il n'y en a pas une qu'une, ni deux ni même trois, mais bien quatre dont la dernière a été un véritable cauchemar ! Nous voyions la route qui serpentait au loin malgré le soir qui tombait. Et elle montait cette "p..." de route. Et puis nous nous sommes retrouvés sur cette portion montante (faux plat, simplement dirait encore Jean-Marie). >Et cela n'en finissait pas ! Au détour d'un virage, pour lequel nous n'avions plus fait de pronostic, ce fut la joie et la délivrance ! Une descente, la dernière avant de rejoindre notre gîte. Et voilà le calvaire de la première journée, éprouvante, terminé. Mais aussi quelle satisfaction d'être arrivés au bout et, ma foi, éprouvés mais heureux ! Une bonne douche après la prise de possession de nos chambres, un bon repas, un très bon repas, même, dans une merveilleuse ambiance entre copains qui partagent la même passion. Puis ce fut l'heure raisonnable d'aller nous coucher.
Le lendemain, réveil 6 heures pour un excellent petit déjeuner. La météo ? 5 degrés et du vent. Le départ pour la journée ? La grimpette, immédiate et sans commentaires, aussi méchante que visible. Tous ceux qui sont partis avant nous s'égrenaient sur la pente et nous montraient ainsi ce qui nous attendait. Il a bien fallu se résigner. Sous un ciel couvert et dans le froid glacial du matin, nous avons mis tout à gauche afin de nous forcer à une bonne fréquence de pédalage. Un silence respectueux a été respecté au cours des premiers coups de pédale puis, la chaleur musculaire arrivant, les langues se sont peu à peu déliées...Le col de la Croix de Boutières a été conquis de main de maître au bout de 3 kilomètres, de 170 m de dénivelée. Altitude 1506 m avec une pente moyenne de 6 % et un pic à 7.4 %. A partir de là, les cols se sont enchaînés avec des successions de faux plats, montants et descendants...Col de la Toureyre, 1332 m, 4.5 kilomètres de montée, 51 m de dénivelée, un pourcentage moyen de 1.1 % et un pic à 3 %, puis le col de Viallard, 1321 m, 2 kilomètres de montée, 83 m de dénivelée, un pourcentage moyen de 4.2 % et un pic à 6 %. Tous ces cols ont été avalés, littéralement, dans la lancée, sans trop de peine, et avec des panoramas de plus en plus clairs, de plus en plus beaux grâce au jour naissant. Le col de la Scie, dernier col relativement facile, nous a préparés à la suite des opérations, aux efforts à fournir pour le restant de la journée. Nous l'avions compris, notre pain blanc venait d'être mangé. Mais quel pain blanc, quel régal ! Ce col de la Scie, culminant à 1205 m, avec ses 3.5 kilomètres de montée, ses 35 m de dénivelée, avec sa pente moyenne de 1.8 % et un pic à 4 % n'a pourtant pas été de tout repos. Pas de quoi effrayer un chat, me direz-vous, mais il fallait tout de même le grimper, l'escalader, car, depuis le départ, nous n'arrêtions pas de monter, encore et toujours. Peu de temps de repos au cours de trop  rares descentes qui se terminaient vraiment trop vite à notre gré. Et voilà qu'arrive LE COL de l'ARDECHOISE. 1184 m, 11.7 kilomètres de montée, 590 m de dénivelée, avec une pente moyenne de 5 % et un pic à 9 %. Les organismes étaient déjà bien entamés, les ressources en énergie bien diminuées. Mais, bien évidemment, comme le dirait notre Président Alain 1, nous avons fait face, et de belle manière. Sans un mot, sans une parole de trop. Tout dans le regard ou dans le coup de pédale rageur parfois. Heureux d'en avoir fini avec ce 5 ième col sur les 9 à gravir au cours de cette journée. Le jour s'éclaircissait, la brume s'estompait, et une impression de chaleur nous envahissait. Nous savions dorénavant que nous n'avions plus qu'à passer un dernier col avant de retrouver notre cher ami Jean-Marie, notre inénarrable copain Zim Zim. Ce col était celui de St Martial, 876 m, 2 kilomètres de montée, 92 m de dénivelée avec une pente moyenne de 4.6 % et un pic à 5 %. Presque une simple formalité. Mais la descente vers St Martial ! 9 kilomètres, signalée comme très dangereuse ! Route étroite, bien bitumée, mais très sinueuse et à flanc de coteau. C'est bien simple, certains concurrents roulaient à gauche, loin du précipice...C'est dire ! Et nous voilà à St Martial. Jusqu'à St Martin de Valamas, profil de route agréable, tout en faux plat....Mais rendus là, quelle joie de retrouver LE COPAIN. Souriant et en pleine forme, bien mis dans son maillot de Paris-Pékin. Ce furent de longues et touchantes embrassades. Que de souvenirs nous revenaient en mémoire ! La pose casse-croûte fut la bienvenue pour recharger des batteries qui en avaient un réel besoin. Une série de photos que nous devons à notre reporter attitré, et puis, encore une fois, départ pour la dernière partie de la journée. C'est, chemin faisant que nous sommes hélés par un jeune en vélo, tout beau dans son maillot de AG2R. C'était MON FILS François-Xavier qui, parti le matin avec son camarade de travail Nicolas, courait sur le parcours de La Volcanique. Très gentiment, il est resté quelques instants avec nous pour discuter. Oui, j'étais fier moi aussi d'avoir eu mon fils avec moi, même pour quelques instants, mais des instants de bonheur partagés avec tous mes copains. C'est dans cette dernière partie que les jeunes quadra ont laissé les jeunes sexa. Nous étions fiers de les voir ensemble, de les savoir ensemble sur cette partie du parcours.
Mais qui voilà donc après un si long silence ? coolwinkbiggrineek Eh bien, ce n'est que moi, le secrétaire particulier de ce club de jeunes !!! Oui, j'ai pris quelques vacances en famille ( 5 enfants et 7 petits enfants...). Mais je m'égare, je prends mon temps, en fait, je me demande comment redémarrer ce compte rendu sans me faire "incendier" par mes pairs ! Et puis, flute, je me jette à l'eau.
Nous en étions arrivés à Saint Martin de Valamas après la longue mais très belle descente du col de St Martial. Laissant les jeunes prendre leur envol, nous nous sommes mis en route à notre train de sénateur. Diable, il fallait bien digérer et surtout bavarder avec Jean-Marie ! La route nous sembla courte mais le coup de pédale a dû tout de même être efficace afin de nous propulser au sommet du col de Clavière, 1088 m, 17.3 km de montée, 553 m de dénivelée avec une pente moyenne de 3.2 % et un pic à 5 %. Pas de quoi fouetter un chat me direz vous, mais, tout de même ! Longue ascension au cours de laquelle notre Zim-Zim nous a surpris. Il est vrai que c'est un personnage volontaire qui sait ce qu'il veut et qui n'hésite pas à s'investir, même dans l'effort physique. D'ailleurs, il n'attendait que cette "ardéchoise" pour reprendre un véritable et nécessaire ballon d'oxygène par rapport à son travail. Jean-Marie, tu le voulais ? Eh bien tu l'as eu ! Bravo à toi pour cet exercice de pédalage ! Heureusement que notre passage à St Agrève nous a aidé à fourbir nos armes ! Puis, au fil des kilomètres, ce fut au tour de l'avant dernier col, le col de Rochepaule ! Ah, celui-là ! Pas très long, pas très pentu, mais un morceau de bravoure. Jugez plutôt ! 891 m, 3.8 km d'ascension, 180 m de dénivelée avec une pente moyenne de 4.7 % et un pic à 6 % ! Les hectomètres furent longs et douloureux, mais, tous ensemble, nous y sommes arrivés. Nous savions qu'il nous fallait garder des forces pour la dernière ascension, la plus terrible, la plus redoutée car la dernière, mais aussi la plus redoutable par ses pentes et sa longueur. Mais avant d'en arriver là, nous avons pris un réel plaisir dans la descente. Route en forêt, paysages, temps agréable, et toujours ces vues magnifiques sur les différentes pentes de ces fabuleuses montagnes ardéchoises. Le pont de Clara et c'est le final dans toute sa splendeur. Attaque du col du Buisson, 920 m, 6.4 km de montée, 386 m de dénivelée avec une pente moyenne de 6 % et un pic à 15 %. Oui, je dis bien 15 %, et ce, dès l'attaque du col. Après ces 15 %, la pente se radoucit pour nous offrir quelques kilomètres à 10 %. Enfin, de longs lacets nous permettent de passer cette difficulté avec tout ce que cela peut comporter d'effort, d'acharnement, de volonté et de serrage de dents ! Des orchestres et une chorale étaient répartis sur toute la montée. Un grand merci à eux et à leur chaleureuse communication de bonne humeur et d'encouragements. Cela me rappellait un certain film où un orchestre de prisonniers jouait de plus en plus fort, dehors, pour couvrir les cris de celui qui se faisait torturer à l'intérieur. Et puis, donc, en pensant à tout cela, la route a défilé, au rythme des coups de pédales réguliers, et ce fut avec un énorme soulagement que nous avons vu l'arrivée au sommet du col, ovationnés par les spectateurs, conscients de notre long effort. Mais, pour être juste et surtout honnête, Jean-Marie a été laissé seul au cours de cette dernière ascension. Je lui fais ici toutes mes excuses, sincères. Pour me râcheter, je suis allé au devant de lui, à pied, car les gendarmes n'ont pas voulu que je descende en vélo, et je l'ai accompagné, en courant à côté de lui, sur les quelques centaines de mètres qui lui restaient à parcourir. Il était fatigué, certes, mais heureux d'être arrivé au bout. Il avait mis pied à terre au début de la montée, avait marché un petit moment, et s'était remis en selle pour effectuer le reste de l'ascension. Un grand coup de chapeau, Jean-Marie, car, sans entraînement régulier et avec ta stature, il fallait le faire. Tu l'as fait ! Alors, Bravo ! Un repos mérité de quelques instants et nous voilà repartis pour les 11 derniers kilomètres qui nous séparaient de l'arrivée. La joie et la bonne humeur nous accompagnèrent tout au long de cette route, et la ligne d'arrivée fut franchie avec des cris de joie bien compréhensibles. Les jeunes quadra nous attendaient. Ils se sont occupés de nous et de tout ! Puces, repas, sacs. Ah ! que c'était bon de se laisser ainsi choyer. Merci à vous, les jeunes. Merci pour cette formidable expédition, pour ces deux jours passés en votre compagnie. Oui, il est bon de se retrouver ainsi, à plusieurs pour partager des moments qui marquent.

Date de création : 22/06/2009 @ 10:39
Dernière modification : 18/09/2009 @ 19:56
Catégorie : Ardéchoise 2009
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Réaction n°1 

par david le 26/06/2009 @ 09:43

Bonjour Parrain, salut a tous compagnons de la route,....

Un petit coucou de l`ile Maurice ou je me prelasse apres cette belle partie de manivelles au milieu des cols ardechois....

Merci a tous pour ce week end tres sympa...Un merci special a eric pour sa patience dans le col de mezillac et sorry pour la gamelle.....

A bientot les, Alain, Alain, Alain, Eric, Gilles, Francois,Norbert, Anthony et bien sur Parrain...

Message pour Mc Ewen....Excuse nous et pardon si on vous bat demain dans le test match de Sydney....   Sorry and good game....

Mon numero de phone pour nos futures aventures 0608225818.

Pas de mail mais vous pouvez me faire parvenir vos messages sur le mail de Jacques, mon parrain et dans le meme temps, mon beau papa....Merci pioupiou...



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